Le réseau de botanistes correspondants du Conservatoire a été créé en 1991 dans le but de recenser et de cartographier les plantes à fleurs et les fougères du Massif armoricain, et de contribuer aux actions de préservation des espèces menacées. Mais qui sont les membres de ce réseau ? Qu'est-ce-qui les motive ? Voici un avant-goût des résultats d'une enquête menée en 2019.

L'enquête a été envoyée à 901 personnes ayant transmis au Conservatoire botanique, depuis 1992, au moins une donnée d’observation floristique. 289 ont répondu.

Ce qu'il faut retenir

  • 27% sont des femmes, 73 % des hommes.
  • 3 facteurs principaux les motivent à collaborer avec le Conservatoire : l’amélioration collective des connaissances, l’aide aux missions de l'établissement, l’amélioration personnelle des connaissances.
  • les outils techniques développés par le Conservatoire sont plébiscités : le nombre de participants a d’ailleurs augmenté de façon très significative dès lors que le Conservatoire a modernisé, dans les années 2010, les outils au service du réseau et notamment : le Carnet de terrain (saisie en ligne des observations), le R.N.F.O., eCalluna (accès aux cartes de répartition des plantes à fleurs et des fougères) et plus récemment eCoLiBry (dédiée aux bryophytes, charophytes et lichens). Ces outils sont le ciment du réseau.
  • la confiance et la convivialité sont aussi un facteur de réussite : les sorties botaniques sont des moments privilégiés de rencontre et de formation.

Ce réseau dynamique a produit de nombreuses données

Sur les 5 627 419 données d’observation de flore vasculaire gérées dans Calluna au 31 décembre 2019, environ 70 % proviennent de personnes bénévoles prospectant à titre privé, de manière volontaire. Ce chiffre important ne doit toutefois pas minimiser l’apport conséquent des agents botanistes du Conservatoire dont la passion s’exerce souvent bien au-delà du cadre strictement professionnel.

Les conclusions de l’enquête rappellent combien ce réseau est utile au Conservatoire et précieux pour l’amélioration des connaissances et la conservation de la flore et de la végétation de l’Ouest de la France.

A lire • Retrouvez l'article complet dans le n°34 de la revue E.R.I.C.A. mis en ligne exceptionnellement en cette période de confinement.

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Contact

Sylvie Magnanon
Directrice scientifiques des actions interrégionale et régionales
Conservatoire botanique national de Brest
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