Résumé : |
"Depuis de nombreuses années, les voix autorisées s'élèvent de plus en plus nombreuses pour mettre l’accent sur l'appauvrissement croissant dont la végétation naturelle, prise dans son ensemble, est victime dans nos pays d’Europe occidentale, principalement sous l'effet de l'explosion démographique, de l'expansion industrielle, et de l'aménagement rural ct de leurs multiples conséquences.
En 1970, un important Symposium international tenu à Bruxelles, avec la participation des savants de tous pays, s'est attaché à l'étude de la destruction des flores. Les assistants ont pu apprendre, par exemple, à la suite d'une enquête rigoureuse menée par nos collègues belges, que depuis un siècle environ, la Belgique a perdu 150 des 1.300 espèces végétales (Phanérogames) qu'elle comptait, soit sensiblement 1/10• de l'effectif initial. Actuellement, on peut estimer que chaque mois une espèce végétale est éliminée en Belgique !
En France, .J.-P. LEBRU (1) montre, de son côté, quelle diminution atteint certaines espèces de la région de Paris. Les estimations, pour les plantes peu rares au début du siècle, s'expriment par des taux de 50 à 75 % de perte, parfois davantage (90 % pour
Pour l'Anjou qui, hélas, n'échappe pas à la loi commune, il nous semble indispensable de présenter l'analyse détaillée de la régression floristique en cours, afin •d’attirer l'attention des biologistes et des naturalistes régionaux sur une situation devenant alarmante." (source : auteur)
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