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Arborescence dans le R.N.F.O

(onglet « Consultation »)

 

Critères morphologiques principaux à examiner

  • nombre d’étamines
  • taille des sépales par rapport aux pétales et par rapport à la capsule
  • pubescence dans l’inflorescence

Commentaires

Minuartia hybrida est une espèce assez souvent signalée. Cependant, sur notre territoire potentiellement 3 sous-espèces sont potentiellement présentes. Devant l’importante variabilité morphologique des plantes, notamment quant à sa pubescence, ce groupe reste à étudier plus en détail afin de confirmer la présence actuelle des différents taxons et de mieux connaître leur répartition.

Par ailleurs, une recherche accrue serait à entreprendre concernant M. viscosa, aujourd’hui présumée disparue.

Documents de référence 

  • Tison J.-M. et Foucault B. (de) (coord.), 2014 - Flora Gallica. Flore de France. Mèze : Biotope éditions, XX-1195 p.
  • Présentation "Le groupe Minuartia hybrida" lors de la réunion annuelle des correspondants.es des Pays de la Loire le 15/02/2014.

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Critères morphologiques principaux à examiner

  • forme des feuilles : globalement entières ou pennatifides
  • taille, forme, disposition des bractées de l’involucre
  • forme des racines : fusiformes ou non
  • présence ou non de tige souterraine plagiotrope

Commentaires

Bien que l’écologie semble assez tranchée entre Cirsium dissectum (L.) Hill, C. filipendulum Lange, C. tuberosum (L.) All., leur distinction n’est cependant pas toujours aisée. En effet, les critères de détermination donnés sont souvent variables d’une flore à l’autre ; et une certaine variabilité morphologique est remarquée par exemple au niveau de la découpure des feuilles ou du renflement des racines. Cela a entrainé un temps des confusions comme l’indique par exemple la flore du Massif armoricain (des Abbayes et al., 1971) : « les échantillons de Bretagne, d’abord confondus avec C. tuberosum, ont ensuite été reconnus conformes à ceux de C. filipendulum du Pays Basque espagnol (Dupont) ».

A noter que C. tuberosum est protégé en Basse-Normandie. 

Documents de référence 

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Critères morphologiques principaux à examiner

  • longueur de la paléole par rapport à la lemme : la paléole fait entre 50 et 75% de la lemme  ou > à 75%
  • longueur des arêtes : nulle ou < à 4mm de long ; ou entre 4 et 10mm de long

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Ce groupe (constituant le genre Ceratochloa) rassemble les bromes à épillets fortement comprimés, ayant une glume inférieure à plusieurs nervures et des lemmes fortement carénées sur toute leur longueur.

Bromus willdenowii Kunth (=B. catharticus Vahl) est bien connu sur notre territoire. Cependant, l’observation ponctuelle de Bromus sitchensis Trin. impose d’y prêter attention car des confusions sont possibles entre ces deux plantes.

Les mentions de Bromus carinatus Hook. & Arn. mériteraient confirmation car cette plante serait absente de notre territoire, voire de France (confusions avec Bromus sitchensis ?). L’étude d’échantillons d’herbiers serait à entreprendre.

Documents de référence 

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Critères morphologiques principaux à examiner

  • forme et longueur des feuilles
  • forme de la section foliaire à 3 cm de la base
  • nombre de stigmates et carpelles
  • couleur des fleurs : staminodes et filets staminaux

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La distinction entre les plantes du groupe de Carpobrotus edulis/acinaciformis n’a jamais été réalisée de façon systématique sur notre territoire. 3 plantes sont potentiellement présentes :

  • Carpobrotus edulis (L.) N.E.Br.
  • Carpobrotus acinaciformis (L.) L.Bolus
  • des formes de Carpobrotus  edulis introgressées par Carpobrotus acinaciformis, tantôt nommées Carpobrotus affine acinaciformis (Muller, 2004), tantôt Carpobrotus acinaciformis x Carpobrotus edulis (Tison & Foucault (de) coord., 2014)

La détermination est réalisée essentiellement durant la période de floraison qui est fort heureusement assez longue (d’avril à octobre). Il apparaît important de pouvoir distinguer ces trois taxons pour établir leur statut respectif d’invasivité. En effet, ce groupe présente un caractère envahissant avéré en Bretagne et est classée en invasive potentielle en Pays de la Loire et en invasive avérée émergente en Basse-normandie, où les Griffes de sorcières colonisent pelouses et rochers du littoral, parfois sur des sites abritant des espèces protégées (Rumex rupestris, Asplenium marinum…).

Documents de référence 

  • MULLER S. (coord.), 2004 - Plantes invasives en France : état des connaissances et propositions d'actions. Paris : Muséum national d'histoires naturelles, 168 p. (Patrimoines naturels ; 62).
  • TISON J.-M. (coord.), FOUCAULT B. (de) (coord.), 2014 - Flora Gallica. Flore de France. Mèze : Biotope éditions, XX-1195 p.
  • TISON J.-M., JAUZEIN P., MICHAUD H., 2014 - Flore de la France méditerranéenne continentale. Turriers : Naturalia Publications / Hyères : Conservatoire botanique national méditerranéen, 2078 p.
  • "Groupe de Carpobrotus acinaciformis/edulis : griffes de sorcières" de la formation du 02/10/2014 sur les espèces invasives émergentes en Pays de La Loire à Saint-Lyphard
  • Le groupe de Carpobrotus edulis/acinacifomis sur Plantouz 

 

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Critères morphologiques principaux à examiner

  • longueur du tube de la corolle par rapport aux lobes
  • système végétatif souterrain : plante cespiteuse ou à tige souterraine plagiotrope formant des colonies diffuses

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La répartition de ces deux sous-espèces est à préciser en sachant que la sous-espèce occidentalis (Rouy) Stace serait une plante exclusivement liée aux sables maritimes, tandis que la sous-espèce cynanchica peut y pousser également mais se rencontre également dans l’intérieur des terres dans les pelouses calcicoles. L’appareil végétatif souterrain semble un critère particulièrement important à observer (plante cespiteuse ou traçante). Sur le littoral, il convient de se méfier des individus dont les tiges pourraient être en partie ensablées et qui pourraient être attribués à tort à la sous-espèce occidentalis. Certains critères seraient à étudier comme la couleur des tiges souterraines.

A noter que la sous-espèce occidentalis est protégée au niveau national.

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