Le Rapport d'activité 2019 du Conservatoire botanique national de Brest met en avant, dans ses 39 pages et annexes, une vue globale sur l’établissement, ses partenaires, les programmes engagés dans l’Ouest de la France et à l’international pour l’étude et la préservation de la flore sauvage et des milieux naturels.

Sommaire détaillé

Administration générale

  • Un tournant majeur : vers un CBN de Normandie
  • Un chantier qui se profile : redéfinir un nouveau cap pour l'établissement
  • A Brest, le nouveau siège sort de terre
  • Moyens humains : stabilité toujours
  • Situation financière : nouvelle faiblesse

Actions nationales

  • Missions pour le compte de l'Office français de la biodiversité
  • Etude sur le devenir des Conservatoires botaniques nationaux

Ressources communes

  • Informatique : gestion des bases de données et développement d'applications métiers, sécurisation du système informatique
  • Conservation ex situ : mise en service de l'application de gestion des collections Ex situ, programmes de conservation d'espèces menacées, banque de graines
  • Documentation : mise en ligne des publications du Conservatoire, herbiers, le centre de documentation de l'antenne Normandie-Caen, dons d'ouvrages
  • Communication : nouvelle identité visuelle en construction, stratégie sur les réseaux sociaux, inauguration des En'Quêtes de plantes, colloque La cartographie de la flore de Nantes, cartographie des grands types de végétation de Bretagne, flore des bords de routes de la DIR Ouest...

Actions interrégionales

  • Observatoire de la végétation et des habitats : inventaire, VegOuest, gestion des données descriptives de syntaxons, catalogues, évolution de l'interprétation des habitats d'intérêt communautaire
  • Observatoire de la flore : inventaire, animation du réseau des correspondants bénévoles, suivi stationnel de plantes rares et menacées, programme CoLiBry, référentiel R.N.F.O., descripteurs, programme CoLiBry, liste des espèces sensibles du SINP
  • Mise à disposition des données scientifiques : vers un service de diffusion des données, un cadre déontologique et technique pour la diffusion des données, plateformes de données naturalistes, mise à disposition de données et de métadonnées

Bretagne

  • Programmes d'étude et de conservation de la flore : Plan national d'actions en faveur du Panicaut vivipare : année de transition, mise en oeuvre du plan régional de conservation en faveur de Centaurium portense, orientation pour le suivi et la conservation de la flore du Morbihan
  • Programme d'étude et de conservation des habitats : contribution à la connaissance phytosociologique des saulaies à Saule roux de Bretagne, cartographie de la végétation du bois de Keroual de Brest métropole
  • Appui aux politiques de connaissance et de conservation de la biodiversité : un document unique de gestion pour les îles d'Houat et d'Hoëdic, programme de cartographie des grands types de végétation de la Bretagne, hiérarchisation des enjeux de conservation des habitats d’intérêt communautaire, plateforme régionale de données naturalistes

Normandie

  • Programmes d'étude et de conservation de la flore : Plan de conservation de Gentianella amarella, inventaire des Zones naturelles d’intérêt écologique faunistique et floristique, richesse spécifique de la flore vasculaire de Normandie, liste des espèces exotiques envahissantes de Normandie
  • Programme d'étude et de conservation des habitats : prairies de fauche du Val de Saire (Manche), typologie et cartographie du site des Rochers des parcs (Orne)
  • Appui aux politiques de connaissance et de conservation de la biodiversité : inventaire des habitats du Parc naturel régional Normandie-Maine, Plan régional d’action en faveur des coteaux calcicoles, partenariat avec le Conservatoire du Littoral

Pays de la Loire

  • Programmes d'étude et de conservation de la flore : Plan régional de conservation de la Marsilée à quatre feuilles, implication dans le réseau régional « Espèces exotiques envahissantes », Plan national d’actions en faveur des messicoles
  • Programme d'étude et de conservation des habitats : catalogue préliminaire des groupements végétaux de Loire-Atlantique, appui à l’élaboration de typologies et de cartographies dans les sites Natura 2000, le réseau des phytosociologues des Pays de Loire
  • Appui aux politiques de connaissance et de conservation de la biodiversité : mutualisation des données floristiques de la région, partenariat avec Angers Loire Métropole

International

  • Programmes de coopération : programme ASTIRIA et Zero extinction sur l'archipel mauricien, conservation de la flore malgache, programme Archipel Juan Fernandez au Chili
  • Plans d'action en faveur d'espèces menacées : exploration des potentialités de régénération de graines d'espèces disparues

Jardin du Conservatoire botanique national de Brest

  • Education et sensibilisation du public : visites des serres tropicales et ateliers pédagogiques, expositions, évènements et manifestations culturelles, zoom sur Fais moi pousser un bateau
  • Gestion et aménagement : serres tropicales et pépinière, jardin conservatoire, label jardin remarquable
  • Promotion : renouvellement des collaborations touristiques, organisation d'un reportage photo, lancement du compte Instagram dédié au Jardin, collaboration avec Les peuples de l'eau, accompagnement des actions courantes

Valorisation scientifique et formation

  • Conférences et évènements en Bretagne, en Normandie, en Pays de la Loire, à l'international - En'Quête de plantes, une première année positive
  • Publications et colloques scientifiques : la revue E.R.I.C.A., participations avec interventions orales ou posters - zoom sur le colloque en hommage au professeur Pierre Dupont
  • Formation d'acteurs : étudiants, botanistes et phytosociologues, enseignants, agents de la police de la nature et gestionnaires d'espaces

Liste des rapports, publications et communications


Perspectives 2020


Annexes

 

 

Articles associés

Constatant la fragilité structurelle et financière des Conservatoires botaniques nationaux, le ministère de la Transition écologique et solidaire a fait réaliser un état des lieux du réseau en 2019. Cette étude conclut à la qualité du travail et des compétences de ces établissements et fixe des orientations pour les consolider. En 2020, un groupe national de travail est chargé de les analyser et de les mettre en oeuvre.

Les enseignements de l'étude nationale

  1. Les Conservatoires botaniques nationaux sont reconnus dans leurs missions et la qualité de leur travail par leurs partenaires institutionnels tant territoriaux que nationaux. Il sont devenus référents dans leur domaine d'étude et de préservation des plantes sauvages et des milieux naturels.
  2. Le modèle économique sur lequel ils ont fondé leur développement, fragile et instable, apparaît désormais obsolète. Il est trop fragile et menace leur stabilité : émiettement de financements à court terme, usure des personnels…

Les axes de travail

Un groupe de travail national s’est constitué pour travailler à la rénovation du cadre de mission des Conservatoires. Il regroupe le ministère en charge de la Transition écologique et solidaire, l'Office français de la biodiversité ainsi que des représentants des différentes formes juridiques de Conservatoires botaniques nationaux dont celui de Brest (syndicat mixte).

4 axes principaux sont identifiés :

  • la publication d'un décret précisant et renforcant la reconnaissance de leurs missions d'intérêt général,
  • la révision des critères de leur agrément national,
  • le confortement de leurs structures juridiques,
  • la simplification de leur structure de financement et le renforcement du soutien de l'Etat.

Ce travail devrait s'achever fin 2020 pour laisser la place aux décisions politiques de niveau national. Il est également attendu que les engagements nationaux soient accompagnés d'engagements parallèles des partenaires territoriaux.

Contact

Dominique Dhervé
Directeur général
Conservatoire botanique national de Brest
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. 

Articles associés

Depuis 1992, le Conservatoire botanique anime un "inventaire permanent de la flore vasculaire" en Bretagne, en Basse-Normandie et en Pays de la Loire. Ses agents et son réseau de correspondants transmettent en continu leurs observations de terrain pour tenir à jour les cartes de répartition des plantes à fleurs et des fougères de la région. Cet inventaire mené dans la durée permet de mieux connaître le patrimoine végétal des territoires et contribue ainsi à la mise en oeuvre de mesures de préservation.

Retrouvez dans ce bilan de 26 pages, une synthèse des actions mises en oeuvre et des observations collectées en Bretagne entre 2018 et 2019.

Au préalable

Les contributeurs suivent un même protocole pour réaliser leurs observations et les transmettre au Conservatoire qui assure ensuite la validation et la centralisation au sein de sa base de données Calluna, regroupant toutes les observations floristiques de l'Ouest de la France.

Techniquement, chaque inventaire floristique correspond à une zone de prospection localisée sur une carte. L'observateur note toutes les plantes observées au sein de cette zone selon une nomenclature de référence. Le Conservatoire met à disposition un Carnet de terrain pour saisir en ligne directement les informations et faciliter la remontée des données.

Le bilan fait référence aux observations saisies du 1er janvier 2018 au 31 décembre 2019.

Ce qu'il faut retenir

Le bilan 2018 - 2019 met en avant :

  • 714 communes inventoriées sur deux ans ont fait l'objet d'au moins une observation floristique, soit plus de 50% des communes de Bretagne.
  • 125 428 observations ont été saisies.
  • la contribution du réseau des correspondants (constitués de bénévoles, de gestionnaires d'espaces naturels et d'adhérents d'associations partenaires) est essentielle. Elle représente 70% des observations floristiques et 222 personnes impliquées.
  • les agents du Conservatoire concentrent leurs inventaires botaniques dans des communes peu prospectées qui correspondent souvent à des territoires où les observateurs sont peu nombreux. Ils ont fourni près de 35 916 observations.
Atlas de la biodiversité communale et intercommunale • Ces projets favorisent les dynamiques de réseau d'inventaire comme à Lamballe Terre & Mer, Concarneau, Landerneau, Brest métropole, Sainte-Hélène... Ils utilisent les outils du Conservatoire pour la saisie des données floristiques et contribuent ainsi à enrichir la base de données collective.

Quelques découvertes majeures

Côtes-d'Armor

  • Parisette (Paris quadrifolia) à Lamballe par Gwénaël Perrin et à Quinténic par Colette Gautier
  • Selin de Broteri (Selinum broteri) à Meslin par Colette Gautier

Finistère

  • Galéopsis des champs (Galeopsis segetum) au Faou par Jean-François Glinec
  • Renoncule divariquée (Ranunculus circinatus) à Tréguennec par Jean Le Bail

Ille-et-Vilaine

  • Ronce de Nees (Rubus nessensis) en forêt de Fougères par Vincent Guillemot
  • Trèfle raide (Trifolium strictum) à Saint-Colomb par Vincent Guillemot

Morbihan

  • Laitue à feuilles de saules (Lactusa saligna) à Vannes par Arnaud Le Berre et Anthony Le Diaudic
  • Lycopode inondé (Lycopodiella inundata) à Langonnet par José Durfort et Agnès Stéphan
  • Petite utriculaire (Utricularia minor) à Guern et Brignac par Yves Le Coeur et Brignac par Paul Mauguin

Suivre l'avancée des observations

Logo ecalluna reflexionSi vous souhaitez suivre l'avancée des observations collectées, rendez-vous sur l'application web eCalluna. Actualisée chaque jour, elle affiche en temps quasi réel la liste des plantes de votre commune, le nombre de données par région, par département...

Pour cela privilégiez la "Recherche par territoire".

Et si vous souhaitez connaître la répartition d'une plante sur département ou une région, tentez votre chance du côté de la "Recherche par plante" !

Partenaires techniques

Partenaires financiers

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Contact

Marion Hardegen
Déléguée régionale
Antenne Bretagne
Conservatoire botanique national de Brest
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C'est exceptionnel, le Conservatoire botanique national de Brest vous offre le dernier numéro de sa revue E.R.I.C.A.  Ce numéro 34 de mai 2020 sera imprimé et remis par courrier aux abonnés et aux membres actifs du réseau des correspondants bénévoles comme chaque année, mais l'envoi est reporté au 3e trimestre. En attendant, vous pouvez donc le visionner ou le télécharger gratuitement depuis chez vous. Avec 124 pages dédiées à la botanique, vous aurez de quoi faire pendant ce déconfinement progressif.
 

Une revue de botanique

La revue E.R.I.C.A. a vu le jour en 1992 avec la mise en place d’un vaste réseau des correspondant.e.s bénévoles pour recenser et cartographier les plantes sauvages dans l'Ouest de la France. Cette revue à caractère scientifique et technique sur la flore et la végétation s’adresse principalement aux praticiens de la botanique et de la phytosociologie dans les régions Basse-Normandie, Bretagne et Pays de la Loire. Sa publication est annuelle ; elle paraît chaque année au printemps.

Le numéro 34 en chiffres

  • 124 pages
  • 2 brèves et 11 articles
  • 30 auteurs
  • 18 relecteurs

Au sommaire du numéro 34 - mai 2020

En bref

  • Une école des plantes dans la Manche
  • Végétal local®, une marque au service du patrimoine sauvage

Vie du réseau des observateurs

  • Le réseau des botanistes associé au Conservatoire botanique national de Brest : historique, bilan et perspectives
  • Compte rendu de la sortie botanique du 1er juin 2019 à l’embouchure de la Vilaine (Billiers et Muzillac, Morbihan)
  • Compte rendu de la sortie botanique du 14 septembre 2019 sur la grande île de Chausey (Manche)
  • Du Plan régional d’actions en faveur des tourbières à la découverte de la tourbière de Launay, commune de La
    Cropte (Mayenne)

Connaissance de la flore et de la végétation

  • Suivi cartographique de plantes protégées sur le site Natura 2000 du Marais de Talmont (Vendée) : analyse diachronique sur 12 ans
  • Connaissance et conservation de la flore et des habitats des voies navigables bretonnes
  • Sortie phytosociologique au sein de quelques zones humides dunaires dans les environs d’Olonne-sur-Mer
    (Vendée)

Actions de gestion et de conservation

  • L’étude des dynamiques des végétations : une approche au service des gestionnaires d’espaces naturels ?
    L’exemple de l’Espace naturel sensible du marais de Gannedel (Ille-et-Vilaine)

Bilan des découvertes

  • Découvertes 2019 concernant la flore vasculaire du Massif armoricain
  • Découvertes 2019 concernant les bryophytes du Massif armoricain
  • Découvertes 2019 concernant les lichens et les champignons lichénicoles du Massif armoricain

Télécharger le numéro 34

Le .pdf du numéro 34 de la revue E.R.I.C.A. est disponible gratuitement pour tous en téléchargement (5,4 Mo) jusqu'en août 2020.

Visionner le numéro 34

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Contact

Julien Geslin
Responsable de la rédaction
Conservatoire botanique national de Brest
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

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Se procurer la revue E.R.I.C.A.

Liste complète des sommaires n°1 à 32

 

Le bilan du Plan national d'actions en faveur du Panicaut vivipare a été présenté  au Conseil national de Protection de la nature (CNPN) en début d'année 2020. Ses membres ont félicité les acteurs pour le travail accompli au cours des dernières six années et encouragé la poursuite des actions.

En quelques mots, les objectifs du Plan national d'actions

Le Panicaut vivipare figure parmi les plantes les plus rares et les plus menacées d'Europe. Identifié comme une priorité par l'Etat, il fait l'objet d'un Plan national d'actions, coordonné depuis 2013 par le Conservatoire botanique national de Brest qui implique le plus largement possible les acteurs locaux afin :

  • d'améliorer les connaissances concernant la biologie et l'écologie de l'espèce,
  • de conserver et étendre la population de Panicaut vivipare de Belz et de restaurer les populations disparues,
  • d'informer et de communiquer sur l'espèce auprès des scientifiques, des élus et du grand public.

Ce qu'il faut retenir

Le bilan des 6 années met en avant :

  • Un réseau d'acteurs impliqués et une gouvernance multi-partenariale réussie.
  • Une avancée sur la connaissance de l'espèce et des protocoles d'études.
  • Un travail de multiplication de plants et récolte de graines maitrisé, un travail sur les herbiers à poursuivre.
  • Des pratiques de gestion améliorées mais une conservation de l'espèce sur site à l'état sauvage qui reste fragile.
  • Des tests de réintroduction sur des sites expérimentaux qui laissent présager un maintien durable.
  • Une espèce de plus en plus connue des passionnés de nature, des botanistes, des élus et du grand public.

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