Les conservatoires botaniques nationaux de Bailleul et de Brest publient, avec un réseau de partenaires, la première liste de plantes vasculaires exotiques envahissantes pour la région Normandie.

Contexte

Les acteurs institutionnels, techniques et scientifiques se mobilisent en Normandie :

  • la Région s'est engagée dans une nouvelle stratégie régionale relative aux espèces exotiques envahissantes pour la période 2018-2020,
  • les conservatoires des espaces naturels Normandie-Seine et Normandie-Ouest animent le Programme régional d'actions relatif aux espèces exotiques envahissantes
  • les conservatoires botaniques nationaux de Bailleul et de Brest ont été identifiés comme "référents flore" pour la connaissance et la mise en évidence des enjeux liés aux espèces végétales exotiques envahissantes de Normandie.

Afin de mettre en évidence les priorités régionales pour la gestion des plantes vasculaires exotiques envahissantes, ils ont travaillé de concert pour produire une première liste régionale, en partenariat avec la DREAL, la Région et l'Agence de l'eau Seine-Normandie.

Vasculaires ? Ce sont les plantes à fleurs et les fougères.

Objectifs de cette première liste

Il s'agit d'une liste provisoire opérationnelle, dans l’attente de la publication d'une méthode nationale pour les listes régionales de plantes vasculaires exotiques envahissantes. Elle met en évidence les plantes prioritaires et/ou les localités prioritaires et facilite ainsi la mise en place d’actions de gestion, de connaissance, d’information et de sensibilisation.

Cette liste a été réalisée à partir des deux listes existantes avant la réunification de la Normandie (Buchet et al., 2015 et Waymel et al., 2016).

En chiffres

17 espèces évaluées dont :

  • 33 espèces invasives avérées,
  • 35 espèces invasives potentielles,
  • 4 espèces désignées à "enjeu sanitaire" par l'Agence régionale de Santé de Normandie.

A noter : 11 espèces végétales de la liste nationale (2019) sont présentes en Normandie et 12 autres espèces végétales n'ont pour le moment pas été signalées ni en Basse-Normandie ni en Haute-Normandie. La vigilance s'impose.

Parmi les priorités

10 espèces doivent bénéficier d'une mise en place d'actions prioritaires :

  • Ambroisie à feuille d'armoise
  • Ambroisie à épis lisses
  • Berce du Caucase
  • Crassule de Helms
  • Egérie dense
  • Grand lagarosiphon
  • Hydocotyle fausse-renoncule
  • Jussie à grandes fleurs
  • Jussie rampante
  •  Myriophylle du Brésil

En savoir +

Références bibliographiques des anciennes listes

Contact

Juliette Waymel
Chargée d'études flore
Antenne Normandie-Caen
Conservatoire botanique national de Brest
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Le Panicaut vivipare (Eryngium viviparum) figure parmi les plantes les plus rares et les plus menacées d'Europe ! En France, il vit aujourd'hui dans un seul site situé à Belz dans le Morbihan. Identifié comme une priorité par l'Etat, il fait l'objet d'un "Plan national d'actions", coordonné de 2012 à 2018 par le Conservatoire botanique national de Brest. La préservation durable de l'espèce repose sur l'implication la plus large possible des acteurs locaux. Pour valoriser ce réseau d'acteurs et mettre en avant cette plante rarissime, trois films ont été réalisés par le Conservatoire botanique grâce au soutien financier de la marque Yves Rocher et des partenaires du Plan national d'actions.

 

Trois films pour des objectifs différents

Deux films de 2 min • Histoire végétale : le Panicaut vivipare (Eryngium viviparum)

  • Publics et objectifs : il est destiné à un public familial et un public de citoyens pour leur faire découvrir l’histoire de cette plante originale en voie de disparition en Bretagne et les sensibiliser à sa préservation. Ce film interpelle, attise la curiosité et est d’une manière une introduction (teaser) au film plus long de 8 min pour les personnes qui souhaitent approfondir le sujet.
  • Synopsis : le film est très synthétique et concret. Il présente directement la plante, sa répartition, son habitat, son écologie. Il explique pourquoi le rôle des vaches est important sur le site de Belz. Il met ensuite en avant les raisons de sa disparition et très succinctement quelles actions ont été mises en œuvre pour travailler à sa préservation. En fin de film, de courts extraits du film de 8 min sont affichés pour encourager à aller voir le film plus long.
  • Durée : 2 minutes
  • A visionner avec sous-titrage français sur https://www.youtube.com/watch?v=V9gteM4Eb58
  • To watch with English subtitles on https://www.youtube.com/watch?v=GetqEt0xg9c

 

SOUS-TITRES EN FRANÇAIS

 

SUBTITLES IN ENGLISH // SOUS-TITRES EN ANGLAIS

 

Un film de 8 min • Regards d’acteurs sur la préservation du Panicaut vivipare (Eryngium viviparum)

  • Publics et objectifs : il est destiné aux amateurs de nature et aux professionnels de l'environnement pour leur faire comprendre la fragilité du patrimoine végétal, expliquer les techniques et les méthodes scientifiques mises en œuvre pour sa préservation et présenter le réseau d’acteurs mobilisés qui contribue à la réussite de ces actions. Ce film peut ainsi ouvrir la voie à de nouvelles collaborations.
  • Synopsis : le film rentre plus dans le détail des méthodes et techniques mises en œuvre pour préserver cette plante à travers le regard des professionnels et partenaires impliqués dans le Plan national d’actions. Le film suit le cycle de vie de la plante, à travers les saisons, sur une durée d’un an. Cette ligne conductrice temporelle permet la présentation des différentes particularités de la plante tout en y reliant les actions réalisées par différents organismes et intervenants pour sa protection.
  • Durée : 8 minutes
  • A visionner sur https://www.youtube.com/watch?v=jZLIlJbeZls

 

 

Description technique des films

Production : Conservatoire botanique national de Brest
Avec le soutien de la marque Yves Rocher et des partenaires du Plan national d’actions en faveur du Panicaut vivipare

  • Formats de projection : .mp4
  • Dates de tournage : 13 avril, 4 avril, 28 août, 12 septembre et 12 octobre 2018
  • Lieux de tournage : Belz, Brest, Carnac, Ploemel
  • Résolutions disponibles : SD 360 p., SD 540 p., HD 720 p., HD 1080 p.
  • Langue : français
  • Images, montage et son : Girwet Production
  • Vues aériennes : Aéroptique
  • Voix off : Philippe Congard
  • Musique : Tiny MusicVersions sous-titrées en français et en anglais : uniquement pour le film de 2 min
Droits : Conservatoire botanique national de Brest • 52 allée du Bot, 29 200 Brest • 02 98 41 88 95

 

En savoir +

Partenaires

  • Animateur du Plan national d’actions : Conservatoire botanique national de Brest
  • Partenaires financiers du Plan national d’actions : Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement de Bretagne, Agence de l’eau Loire Bretagne, Conseil départemental du Morbihan, Bretagne vivante, Université de Bretagne Occidentale, Arche aux plantes
  • Partenaires techniques du Plan national d’actions : Syndicat mixte de la Ria d’Etel, Commune de Belz, Pierrick le Hen – éleveur, Université de Bretagne Occidentale (Laboratoire EA Géoarchitecture – TUBE), Université de Montpellier (Laboratoire ISEM), Centre des monuments nationaux (Alignement de Carnac), IBADER – Instituto de Biodiversidade Agraria e Desenvolvemento Rural (Saint-Jacques-de-Compostelle)

Contact

Pour plus d’informations ou télécharger les films :
Charlotte Dissez, chargée de communication
Conservatoire botanique national de Brest
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. • 06 26 10 81 81

Le numéro 33 de la revue E.R.I.C.A. est paru en avril 2019. A lire notamment dans les 128 pages : le bilan du Plan national d’actions en faveur du Panicaut vivipare, le retour sur l'initiation à l'étude des charophytes des Marais de Chicheboville dans le Calvados, le lancement d'un atlas de répartition de la flore vasculaire du département de la Manche, le groupe bota "Brestoâ" ainsi que le bilan des découvertes récentes concernant les plantes à fleurs et les fougères, les mousses, les lichens et les champignons lichénicoles du Massif armoricain et de ses marges…

Sommaire

En Bref

  • Retour sur l’initiation à l’étude des charophytes des Marais de Chicheboville (Calvados) • télécharger
  • En’Quête de plantes avec le Conservatoire botanique national de Brest • télécharger
  • Les applications web documentaires du Conservatoire botanique national de Brest • télécharger
  • Cédric Juhel (1989-2019) • télécharger

Vie du réseau des observateurs

  • Lancement d’un atlas de répartition de la flore vasculaire du département de la Manche
  • Le groupe bota « Brestoâ »

Connaissance de la flore et de la végétation

  • Le genre Elatine dans le Massif armoricain
  • Découverte d’un haut-marais à Eriophorum vaginatum et Sphagnum magellanicum dans la vallée de l’Erdre (Loire-Atlantique)
  • Sortie phytosociologique sur lesgrèves exondées des lacs et étangsde Vioreau, la Provostière, Grand-Lieu et des marges occidentales du marais de Brière (Loire-Atlantique)
  • La diversité des groupements végétaux de l’Aber de Crozon (Finistère)

Actions de gestion et de conservation

  • Plan national d’actions en faveur du Panicaut vivipare : bilan et perspectives

Bilan des découvertes

  • Découvertes 2018 concernant la flore vasculaire du Massif armoricain
  • Découvertes 2018 concernant les bryophytes du Massif armoricain
  • Découvertes 2018 concernant les lichens et les champignons lichénicoles du Massif armoricain
  • Découvertes 2000-2018 concernantles charophytes du Massif armoricain

 

Seules les brèves sont accessibles en PDF • en savoir + pour se procurer la revue

En savoir plus

Liste complète des sommaires n°1 à 32

Pauline Rascle, étudiante en doctorat à l'Université de Bretagne Occidentale, a soutenu une thèse parlant de la biologie et de l'écologie d'une population isolée en prenant pour exemple le Panicaut vivipare (Eryngium viviparum). Elle vise à répondre aux questions scientifiques de l'écologie et de la biologie du Panicaut vivipare en vue d'adapter les stratégies de conservation et de réintroduction.

La thèse est disponible juste ici

Résumé de la thèse

L'isolement géographique est une menace élevée pour le maintien des populations sur le long terme. Il est donc primordial de comprendre selon quel degré la viabilité des populations est affectée par leur isolement, notamment en vue de définir des priorités en terme de conservation. Eryngium viviparum J.Gay (Apiaceae) est une des espèces végétales les plus menacées d'Europe avec une distribution Ibéro-armoricaine très fragmentée. En France, son statut de conservation est devenu particulièrement critique avec la disparition de la presque totalité de ses populations au cours des années 1980, à l'exception d'une seule, suite à la destruction de son habitat par les activités humaines. Cette unique population fait depuis plusieurs années l'objet d'une conservation et d'une gestion attentive au sein d'une réserve protégée. Malgré ces actions, l'isolement de cette population soulève des interrogations sur sa viabilité sur le long terme.

Dans ce cadre et à travers une approche multidisciplinaire, la thèse propose un renforcement des connaissances sur les caractèristiques écologiques et biologiques d'E. viviparum, et plus particulièrement concernant sa dernière population française.

Elle s'articule selon trois axes principaux :

  1. 1. L'étude de l'amplitude écologique de l'espèce, puis la caractérisation de ses préférences écologiques à fine échelle au sein de la dernière population française.
  2. 2. L'évaluation de la viabilité de la population isolée d'après ses paramètres démographiques, son niveau de diversité génétique et son degré de différenciation avec d'autres populations.
  3. 3. L'expérimentation des modalités de réintroduction en France.

Les résultats apportés par ce travail contribueront à définir les prochaines priorités en matière de gestion et de conservation pour assurer le maintien d'E. viviparum sur le long terme en France.

Le cas d'E. viviparum fournit un bon modèle d'étude pour évaluer l'effet de l'isolement ur la dynamique d'une population isolée et pour appliquer une conservation adaptée à cette problématique.

 

 

 

Retrouvez les outils d'aide à la reconnaissance des groupements végétaux des zones humides se trouvant sur les bassins versants de la Sée, de la Sienne et des bassins côtiers de la Manche en colonne de droite.

Documents disponibles

  • 1 catalogue de végétation dans le rapport de synthèse
  • 3 clés de détermination : une pour le bassin versant de la Sée, une pour le bassin versant de la Sienne et l'autre pour les bassins côtiers de la Manche
  • 71 fiches descriptives de végétation (niveau alliance) incluant des cartes de répartition

Contexte

Les bassins versants de la Sée, de la Sienne et des bassins côtiers de la Manche forment un vaste territoire de 285 000 ha réparti sur les départements de la Manche et du Calvados et sur 363 communes. Ils reposent principalement sur les roches du Massif armoricain, riches en silicates. Cette assise géologie a une forte influence sur le type de végétation pouvant s'y développer. La surface de zones humides représente 7,5 %, 6 % et 9 % du territoire de chacun des trois bassins versants (respectivement pour la Sée, la Sienne et les bassins côtiers de la Manche). Un plan d'échantillonnage a été réalisé par photo-interprétation afin de prospecter cette surface.

Objectif : faciliter la reconnaissance des groupements végétaux, indicateurs des caractéristiques écologiques, par le plus grand nombre et particulièrement par les acteurs locaux en charge de la gestion et de la préservation de la nature > + d'infos sur le programme

Partenaires

En savoir plus

Tome 1 : rapport de synthèse
Tome 2 : clés de détermination des groupements végétaux de zones humides du bassin versant de la Sée
Tome 3 : clés de détermination des groupements végétaux de zones humides du bassin versant de la Sienne
Tome 4 : clés de détermination des groupements végétaux de zones humides des bassins côtiers de la Manche
Tome 5 : fiches descriptives des groupements de zones humides