Démarré en novembre 2019 puis interrompu par la crise sanitaire liée à la COVID-19, le chantier du futur siège du Conservatoire botanique national de Brest a repris fin avril 2020.

Où en est le chantier ?

Le chantier a redémarré à un rythme ralenti compte tenu du maintien de mesures sanitaires préventives.

Un premier bâtiment sur les 3 prévus a désormais atteint sa forme définitive. Les murs bois-pailles sont posés et la toiture installée. Les chevrons caractéristiques de la façade s'impriment désormais dans le site.

Les deux autres bâtiments en sont encore au stade de l'armature. Les façades et les toitures seront posées à la fin de l'été.

Ensuite, la verrière de liaison entre les trois bâtiments pourra être posée, donnant au bâtiment son aspect général dans le courant de l'automne.

Les aménagements intérieurs seront réalisés durant l'hiver et le bâtiment devrait être livré au printemps 2021.

Revenons sur le concept architectural

Le projet retenu, porté par le groupement de l'Atelier Philippe MadecIngerop conseil & ingénierie et Horizons paysage avec l'accompagnement de Gilles Clément, propose de construire une structure sur 2 300 m² prenant la forme d'une grande serre et répondant ainsi au caractère du Conservatoire, aux enjeux et aux conditions climatiques du site.

Les différents pôles fonctionnels sont répartis dans trois volumes compacts liés par la serre dont les espaces libres deviennent le lieu des rencontres, des échanges et de la détente. Les bâtiments sont de faible hauteur, constitués d’un étage sur rez-de-chaussée. Leur toiture de même pente que la serre contribue à l’unité de l’ensemble. Des espaces de plantations sont organisés dans ces espaces communs.

La qualité environnementale du bâtiment et son intégration dans le paysage sont des impératifs : choix des matériaux, efficacité énergétique, conception bioclimatique, utilisation raisonnée du soleil et des façades à haute performance thermique, ventilation naturelle, toiture végétalisée, charpente et bardage en bois, isolation en paille, récupération des eaux de toiture...

Contact

Dominique Dhervé
Directeur général
Conservatoire botanique national de Brest
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La Bretagne n'échappe pas au processus d'érosion de la biodiversité. Renforcer les actions de préservation et de reconquête est donc nécessaire, ici comme ailleurs. Pour ce faire, une agence régionale de la biodiversité à été créée. Des collaborations sont à envisager pour l'avenir entre ce nouvel organisme et le Conservatoire botanique.

Qu'est-ce-que l'Agence bretonne de la biodiversité ?

Elle est née fin 2019 d'une très large concertation régionale portée par la Région et l'Office français de la biodiversité, avec l'appui de la Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement.

Ce nouvel établissement public a vocation a devenir le point focal régional des actions en faveur de la préservation et de la reconquête de la biodiversité. L'Agence est chargée d'animer et de valoriser le réseau des compétences régionales dans ce domaine, qu'elles soient publiques, associatives ou privées. Elle apportera également un soutien technique aux pouvoirs publics locaux dans la mise en œuvre de leurs actions, développera des actions de formation et offrira une ingénieurie au service du montage de projets communs.

Son installation physique à Brest est en cours ainsi que le recrutement de son équipe d'une dizaine de salariés. Elle sera pleinement opérationnelle en fin d'année 2020.

Quelles relations avec le Conservatoire botanique en Bretagne ?

L'implantation de l'Agence à Brest à proximité du siège du Conservatoire botanique conforte le pôle de compétences lié à la biodiversité dans la région. Le Conservatoire botanique sera amené à nouer de nombreuses collaborations avec ce nouvel établissement, notamment en matière d'accompagnement des territoires, en tant que référent régional sur les plantes sauvages et les milieux naturels bretons.

Contact

Florent Vilbert
Directeur
Agence bretonne de la biodiversité
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Plus d'un quart des plantes sauvages de la région Bretagne est menacé ou quasi-menacé de disparition. Le Conservatoire botanique réalise des fiches synthétiques pour faire connaître ces plantes rares et mieux comprendre les enjeux de leur préservation. 8 fiches viennent d'être mises en ligne et sont également disponibles dans la rubrique Observatoire des plantes sauvages.

Que peut-on obtenir comme informations ?

Les fiches espèces sont des documents de synthèse présentant une espèce rare et menacée, son milieu de vie ainsi que les problématiques associées à sa gestion et sa conservation.

L'objectif principal est de faciliter la reconnaissance de ces plantes et de leur habitat naturel, et de mieux comprendre les enjeux de leur préservation. Ce type de fiche est souvent réalisé en complément d'un plan de conservation, et constitue un bon support de communication auprès des gestionnaires d'espaces naturels, des agents des collectivités, des élus lors de comités de gestion ou de contacts sur le terrain avec les propriétaires concernés par exemple.

Les fiches disponibles

Elles concernent 8 plantes très localisées en Bretagne, souvent du fait de la spécificité et de la rareté du milieu naturel dans lequel elles vivent. Plusieurs menaces pèsent sur les habitats et les plantes qu'ils abritent, telles que la pollution et la dégradation de la qualité de l'eau, l'urbanisation, la concurrence végétale ou encore le drainage et la destruction des zones humides.

 

Antinorie fausse agrostide Antinoria agrostidea Fiche Répartition
Aster d'Armorique Galatella linosyris var. armoricana Fiche Répartition
Astragale de Bayonne Astragalus baionensis Fiche Répartition
Coléanthe délicat Coleanthus subtilis Fiche Répartition
Elatine verticillée Elatine alsinastrum Fiche Répartition
Elatine à longs pédicelles Elatine macropoda Fiche Répartition
Ophioglosse des Açores Ophioglossum azoricum Fiche Répartition
Renoncule à fleurs nodales Ranunculus nodiflorus Fiche Répartition

 

Contact

Gaëtan Masson
Chargé d'études flore et habitats
Antenne Bretagne
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Bonne nouvelle ! Une plante forestière très rare et menacée en Bretagne vient d'être redécouverte en forêt de Beffou dans les Côtes-d'Armor. Elle n'y avait pas été observée depuis 2015. Le Conservatoire botanique s'est rapproché des agents du Département des Côtes-d'Armor, propriétaire du site, pour discuter des travaux de gestion.

Mais quelle est donc cette plante ?

La Parisette à quatre feuilles (Paris quadrifolia) se rencontre dans les sous-bois de feuillus. Elle appartient à la famille des Liliacées. C'est une plante herbacée vivace de 20 à 40 cm de hauteur qui se caractérise par 4 feuilles verticillées ; c'est-à-dire qu'elles sont disposées au même niveau sur la tige. Sa fleur unique est également très originale puisqu'elle produit un fruit rond et bleuâtre fortement toxique.

La Parisette supporte le manque de lumière car ses racines vivent en symbiose avec un champignon qui lui fournit des éléments nutritifs.

En métropole, son risque de disparition est faible puisqu'elle est commune dans beaucoup de régions. Mais en Bretagne, elle n'est présente qu'en Côtes-d'Armor et en Ille-et-Vilaine, sur moins de 10 stations. Elle est donc classée en danger de disparition sur la région.

Une redécouverte importante et un enjeu fort en Bretagne

C'est à la fin des années 1990 que cette plante a été découverte pour la première fois dans la forêt de Beffou des Côtes-d'Armor par Thierry Coïc, correspondant du Conservatoire, qui avait à l'époque dressé un inventaire de la flore remarquable de ce site naturel. Elle se trouvait au coeur d'une plantation d'Epicéas de Sitka et faisait dès lors l'objet d'un suivi régulier par son découvreur et le Conservatoire botanique.

Malgré un signalement de la présence de cette plante rare et des recommandations émises pour sa prise en compte dans la gestion forestière, elle semblait avoir disparu ; vue pour la dernière fois en 2015.

Emmanuel Quéré, agent du Conservatoire botanique, a eu la bonne surprise de la revoir ce printemps 2020 sur une surface de 6m² en bordure d'un ruisseau en sous-bois de Noisetiers, de Frênes et d'Aulnes glutineux. Il a pu compter une belle population d'une cinquantaine de pieds.

Dans les Côtes-d'Armor • La Parisette à quatre feuilles est désormais recensée sur trois communes du département : Loguivy-Plougras, Lamballe et Saint-Alban. Pour consulter sa répartition, rendez-vous sur l'application eCalluna.

Aux petits soins de la Parisette

Suite à cette découverte, les agents du Conservatoire botanique et du Département des Côtes-d'Armor se sont retrouvés sur le terrain afin de discuter et de déterminer les travaux d'entretien à réaliser pour préserver cette plante à forte valeur patrimoniale pour le département.

En effet, les multiples coups de vents de l’hiver dernier ont provoqué de nombreux chablis et trois Sitkas déracinés sont tombés à proximité immédiate de la station de Parisette. Ils seront débités et exportés à l’automne prochain dès qu'elle aura fini de fructifier.

Contact

Emmanuel Quéré
Chargé d'études flore
Antenne Bretagne
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02 98 41 88 95

Partenaire

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Dans le cadre de programmes sur la conservation de la flore malgache, le Conservatoire botanique national de Brest et ses partenaires font face au développement incontrôlé des espèces exotiques envahissantes. Ils testent actuellement un outil manuel afin de déraciner des arbustes.

Contexte

Depuis 2012, le Conservatoire botanique participe à la connaissance et à la préservation de la flore de la Montagne des Français à Madagascar. Il collabore avec SAGE, le gestionnaire de cette aire protégée, pour faire émerger des compétences locales et développer des pépinières dédiées à la reforestation.

Dans cette aire protégée de la Montagne des Français, le Lantana camara tient la première place parmi les plantes exotiques envahissantes. Cet arbuste sud-américain fait de très jolies fleurs, suivies de fruits que les oiseaux égrainent un peu partout, principalement sur les zones déboisées et dégradées par la culture sur brulis. 

La culture sur brulis est une technique agricole qui consiste à brûler une terre pour défricher la végétation existante et, du même coup, fertiliser le sol grâce à la cendre ainsi créée.

Objectif

Grâce au savoir faire des artisans malgaches, le Conservatoire botanique et ses partenaires malgaches ont élaboré un outil manuel qui permet de déraciner le Lantana camara sans utiliser de produits toxiques et sans abimer le sol souvent fragile et soumis à l'érosion. Ils se sont inspirés du Tree Popper d'une entreprise sud africaine.

Très simple d'utilisation, sa mâchoire emprisonne la base ligneuse de l'arbuste et son levier permet d'extraire sans effort la plante avec ses racines. Son efficacité est avérée pour arracher toute plante ligneuse même les Acacias ou les Eucalyptus. Les plantes arrachées sont ensuite laissées sur place et en se décomposant, elles participent à l'enrichissement des sols.

Cet outil n'est malheureusement trouvable qu'en Afrique du Sud et en Australie, ce qui nous incite à le fabriquer artisanalement.

Démonstration

 

Partenaires 

Contact

Delphine Cabanis
Technicienne de conservation
Actions internationales
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