Cette année, plus d'une quarantaine de sorties botaniques sont proposées au réseau des correspondant.e.s bénévoles sur les douze départements du territoire d'intervention du Conservatoire botanique.

  • Calvados
  • Côtes-d’Armor
  • Finistère
  • Ille-et-Vilaine
  • Loire-Atlantique
  • Maine-et-Loire
  • Manche
  • Mayenne
  • Morbihan
  • Orne
  • Sarthe
  • Vendée

Téléchargez le programme complet des sorties 2019 pour les plantes à fleurs et les fougères avec des informations complémentaires : liens utiles, appels à contribution...

Découvrez un aperçu rapide des sorties 2019 pour les plantes à fleurs et les fougères sur l'agenda

Pour les sorties 2019 bryophytes et lichens, rendez-vous sur la rubrique "Actus et sorties": www.cbnbrest.fr/ecolibry

 

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Article sur le réseau des correspondant.e.s bénévoles du Conservatoire

Depuis mars 2019, l'antenne régionale du Conservatoire botanique national de Brest occupe de nouveaux locaux situé au 21 rue du moulin au Roy à Caen. Ce déménagement permet ainsi au Conservatoire d'être au plus près des acteurs régionaux et départementaux de la biodiversité. Il inaugure non seulement un nouveau nom pour l'antenne Normandie - Caen mais également de nouveaux projets.

L'expertise du Conservatoire en région Normandie

Créée en 2000, l'antenne intervient sur les départements du Calvados, de l’Orne et de la Manche. Elle comprend 6 salariés (botanistes, phytosociologues, gestion/administration) et elle anime un réseau de botanistes bénévoles d’environ 300 personnes.

L’antenne a développé de nombreux outils (interface de saisie et de consultation sur la flore, publications…) et une large expertise sur la connaissance et la préservation de la flore et des végétations (liste rouge des plantes rares et menacées, liste des plantes exotiques envahissantes, appui scientifique auprès des collectivités…).

Elle mène l’ensemble de ces projets territoriaux avec des structures régionales ou départementales œuvrant sur la biodiversité : Région, Direction régionale de l’environnement (DREAL), services environnement des Départements, Université de Caen, réseau des CPIE, Conservatoire des espaces naturels, Conservatoire du littoral, Parcs naturels régionaux, Réseau des réserves naturelles…

Une nouvelle implantation à Caen pour une meilleure synergie

La localisation de l’antenne sur le site du Réseau Canopé à Caen facilite désormais les échanges avec l’ensemble des acteurs de la biodiversité. Le Conservatoire botanique souhaite faire davantage connaître son expertise en tant que centre de ressources sur la connaissance, l'usage des sciences botaniques et la préservation de la diversité végétale sauvage. La proximité quotidienne avec le Réseau Canopé permettra également aux deux structures de développer des projets pédagogiques pertinents dans les domaines de la biodiversité.

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Contact

Catherine Zambettakis
Déléguée régionale
Antenne Normandie - Caen
21 rue du Moulin au Roy
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
02 31 96 77 56

Depuis 2016, le Conservatoire botanique coordonne avec ses partenaires mauriciens et rodriguais le programme ASTIRIA. La dernière mission à Maurice vient de s'achever en présence des deux directeurs scientifiques du Conservatoire autour de trois évènements majeurs.

Partage d'expériences

Premier temps fort de la mission, une série de rencontres et d'ateliers entre botanistes brestois et mauriciens s'est déroulée sur plusieurs jours avec pour thème "Méthodes et outils du Conservatoire botanique national de Brest au service de la conservation végétale - Retour sur 25 ans d'expérience dans l'Ouest de la France" sous la houlette de Sylvie Magnanon, directrice scientifique des actions régionales au Conservatoire.

Cette intervention expliquait comment le Conservatoire a mis en place, sur plus de 25 ans, ses missions de connaissance et de conservation de la flore et des habitats. Durant cette période, un réseau de botanistes bénévoles et professionnels a été créé, des outils ont été développés pour permettre le développement et la mise en commun des connaissances. Grâce à ce réseau et ces outils, la connaissance de la flore locale a rapidement progressé, ce qui a permis de mieux comprendre quels étaient les enjeux de conservation. Ceux-ci concernent plusieurs espèces menacées mais aussi des habitats, parmi lesquels les milieux humides. Des plans de conservation de la flore menacée ont été mis en place ainsi qu’un programme de cartographie des habitats afin d’aider les décideurs à mettre en place des politiques d’aménagement du territoire respectueuses de la biodiversité. Un scénario susceptible d'inspirer ses partenaires mauriciens.

Livraison d'une base de données

Un autre volet du programme ASTIRIA visait notamment à améliorer les connaissances, combler les lacunes concernant la flore de l’archipel et améliorer la gestion des collections de plantes menacées dans les pépinières mauriciennes. Il répondait aux attentes des partenaires mauriciens soumis aux objectifs de la Convention pour la Diversité Biologique

Cette mission de mars a été l'occasion pour Stéphane Buord, directeur scientifique des actions internationales au Conservatoire, de livrer la nouvelle base de données ASTIRIA mise au point par le Conservatoire. Elle doit permettre de centraliser les observations sur la gestion des collections, d'aider à diagnostiquer l’état de la flore, de mieux définir les priorités de conservation, de contribuer à l’élaboration d'un atlas de la flore endémique, de livres et de listes rouges et d'optimiser la restauration des sites, les réintroductions ou renforcements d'espèces et leur suivi.

Retour d'un colis de plantes menacées

Le dernier temps fort de la mission a été marqué par la réception d’un nouveau colis de plantes issues des collections de Brest contenant plusieurs espèces mauriciennes au bord de l’extinction dont 84 plants de Cylindrocline lorencei, éteinte en nature mais régénérée à Brest grâce au recours de biotechnologies in vitro.

Au terme de ces trois années de rapatriement, le Conservatoire aura finalement transféré vers Maurice près de 400 individus représentant 15 espèces menacées différentes issues de ses collections. Ces lots rejoindront les pépinières des différents partenaires du projet pour un retour en nature. Une cérémonie de restitution de ces plantes à l'ensemble des partenaires du projet a été organisée le 28 mars à la pépinière Robinson par le National Parks and Conservation Service.

Au terme de ce projet triennal, les partenaires ont formulé le souhait de poursuivre leurs collaborations avec le Conservatoire et de nouveaux projets verront certainement le jour dans un futur proche. L'aventure continue...
 

Deux vidéos sur la mission

5 avril • Air Mauritius


 

29 mars • Mauritius Broadcasting Corporation

Le programme ASTIRIA

L'Arche aux plantes, le Conservatoire botanique national de Brest et ses partenaires mauriciens et rodriguais: Mauritian Wildlife Foundation, National Parks and Conservation Service, Mauritius Forestry Service, Rodrigues Forestry Service, ONG François Leguat, Vegenov et Klorane Botanical Foundation sont à l’origine du programme ASTIRIA 2016-2019 pour la conservation de la flore menacée de l'archipel mauricien. 

L'objectif de ce programme consiste à proposer un cadre, une expertise et des outils méthodologiques pérennes afin de coordonner la mise en œuvre d'actions intégrées de conservation in situ et ex situ de la flore menacée mauricienne, de la connaissance aux actions opérationnelles. Plus concrètement, ces actions ciblent spécialement l’amélioration de la connaissance et la gestion de la flore menacée, le rapatriement puis le pilotage de réintroductions d'espèces menacées issues des collections de Brest et le partage d'expériences autour du modèle des Conservatoires botaniques.

Le programme ASTIRIA bénéficie du soutien du Critical Ecosystem Partnership Fund (CEPF), une initiative conjointe de l'Agence française de développement, de Conservation International, de l'Union européenne, du Fonds pour l’environnement mondial (FEM), du Gouvernement japonais, de la fondation John D. et Catherine T. MacArthur et de la Banque mondiale. Ce fonds de partenariat pour les écosystèmes critiques est un programme mondial qui fournit une assistance financière et technique aux organisations non gouvernementales et partenaires privés qui luttent pour la protection des écosystèmes. Ce programme se concentrent sur les zones à forte biodiversité, qui sont la plupart du temps en danger.

Partenaires

En savoir plus

Diaporama présenté lors de la cérémonie de clôture du programme en présence du ministère de l'Agro-industrie, de l'ambassadeur de France et des Parcs nationaux

Vidéo du 5 avril sur la page Facebook d'Air Mauritius

Article du 2 avril 2019 dans le Mauricien "Espèces en voie d'extinction : 350 plantes endémiques et une quinzaine d'espèces rares ramenées à Maurice"

Journal télévisé du 29 mars 2019 du Mauritius Broadcasting Corporation

Le programme ASTIRIA à Maurice

Vous êtes botaniste et correspondant du Conservatoire ? Vous aimez le terrain, vous avez du temps libre et en plus vous êtes prêt à sillonner les départements du Calvados, de la Manche et de l'Orne ? Vous voilà au bon endroit pour participer à la progression de la connaissance sur ces départements de Normandie. Thomas Bousquet, responsable régional flore Normandie au Conservatoire, vous livre ses idées pour prospecter. 

Promenez-vous dans les bois...

Les bulbeuses sont de sortie : la Jacinthe des bois (Hyacinthoides non-scripta) et la Jonquille (Narcissus pseudo-narcissus). Vous pouvez vous amuser à remplir les communes sur lesquelles les primevères (Primula vulgaris et Primula veris étant les plus communes) n'ont pas été notées. Pour cela, petit tour par l'application eCalluna.

Je viens par exemple de recenser Primula vulgaris sur la commune du Mesnil-au-Val (Manche) alors qu'elle n'y avait pas été mentionnée depuis 1870 ! En sa compagnie, se trouvait Viola odorata avec ses sépales arrondis, Viola riviniana qui a les sépales pointus et son éperon blanc et la surprise d'une belle station de Pulmonaria longifolia, beaucoup plus rare et cantonnée à quelques secteurs de la région.

Cherchez aussi l'Ail des ours, le Muguet et le Sceau de Salomon !

Je vous invite à écouter une petite chronique de 3 minutes sur les plantes à bulbes avec France Bleu Basse-Normandie.

Petit détour par les pelouses et les murets

En ce moment, on peut encore observer très nettement la Drave printanière (Erophila verna) en compagnie cette fois ci du Saxifrage à trois doigts (Saxifraga tridactylites) qui commence à bien se montrer et facilement reconnaissable.

Les pépites

Côté orchidées

Pourquoi ne pas commencer à rechercher les rosettes de l'Orchis mâle (Orchis mascula) si reconnaissables avec leurs tâches violettes arrondies sur les feuilles. Le Conservatoire botanique national de Brest, avec l'association Manche Nature et la SFO de Normandie, invite les habitants à concentrer leurs regards sur cette espèce afin de faire remonter le plus de données possibles. 

Je viens d'observer à Caen un magnifique pied de l'Orchis géant (Himanthoglossum robertianum = Barlia robertiana). Cette espèce originaire du sud de la France est certainement accidentelle, serait elle présente chez nous à l'occasion du réchauffement climatique ? Les années à venir nous le diront. Elle avait été observée quelques années entre 2000 et 2005 sur le littoral du Calvados. Un autre pied a été découvert deux semaines plus tôt par Ghislaine et Michel Beer sur un talus routier orienté sud dans le Calvados non loin de Bayeux. C'est la seule orchidée en fleur à cette époque et elle ne passe pas inaperçue ! Ouvrez l'oeil, on ne sait jamais !

Une rareté régionale

Pour finir, regardez la carte de eCalluna sur la Lathrée clandestine (Lathraea clandestina). Cette magnifique espèce qui est très localisée et se retrouve au pied des arbres (haies et sous-bois) non loin de cours d'eau. Dans le sud du département de la Manche elle est notamment présente le long de la Sée et de l'Oir ainsi que de leurs affluents, pourquoi ne pas essayer de la découvrir sur des communes voisines où elle n'est pas indiquée ?

 

Collecte de données

Toutes les observations sont intéressantes : une donnée de pâquerette, une donnée d'orchidée sauvage comme un inventaire complet d’une zone précise !

A chaque fois, il faut bien renseigner :

  • l’observateur
  • la date d’observation
  • la commune

Membre du réseau des correspondants bénévoles du Conservatoire

Vous connaissez le système alors essayons d'intensifier nos prospections ! Pour saisir vos observations en ligne, rendez-vous sur le Carnet de terrain !

Nouvel observateur

Contactez Thomas Bousquet du Conservatoire à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. afin de créer votre compte et saisir les observations en ligne. Thomas peut vous aider à déterminer des échantillons, des photos…

 

Suivre l'avancée des observations

Logo ecalluna reflexionSi vous souhaitez suivre l'avancée des observations collectées, rendez-vous sur l'application web eCalluna. Actualisée chaque jour, elle affiche en temps quasi réel la liste des plantes de votre commune, le nombre de données sur le département...

Pour cela privilégiez la "Recherche par territoire". Et après tout, si vous souhaitez connaître la répartition d'une plante sur tout le département, tentez votre chance du côté de la "Recherche par plante" !

Contact

Thomas Bousquet
Chargé d'études flore
Responsable flore du réseau des correspondants pour la Normandie
Antenne Normandie - Caen
Conservatoire botanique national de Brest
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
02 31 96 77 56

En savoir plus

L'application eCalluna pour consulter la répartition des plantes à fleurs et des fougères

Les chroniques de l'antenne Normandie - Caen du Conservatoire sur France Bleu

Le cahier La flore sauvage du Calvados

Le livre Flore rare et menacée de Basse-Normandie

 

 

Le Conservatoire botanique national de Brest publie de nouveaux outils d'aide à la reconnaissance des groupements végétaux des zones humides sur les bassins versants de la Sée, de la Sienne et des bassins côtiers de la Manche.

Contexte

Les bassins versants de la Sée, de la Sienne et des bassins côtiers de la Manche forment un vaste territoire de 285 000 ha réparti sur les départements de la Manche et du Calvados et sur 363 communes. Ils reposent principalement sur les roches du Massif armoricain, riches en silicates. Cette assise géologie a une forte influence sur le type de végétation pouvant s'y développer. La surface de zones humides représente 7,5 %, 6 % et 9 % du territoire de chacun des trois bassins versants (respectivement pour la Sée, la Sienne et les bassins côtiers de la Manche). Un plan d'échantillonnage a été réalisé par photo-interprétation afin de prospecter cette surface.

Objectif : faciliter la reconnaissance des groupements végétaux, indicateurs des caractéristiques écologiques, par le plus grand nombre et particulièrement par les acteurs locaux en charge de la gestion et de la préservation de la nature > + d'infos sur le programme

Documents disponibles

  • 1 catalogue de végétation dans le rapport de synthèse
  • 3 clés de détermination : une pour le bassin versant de la Sée, une pour le bassin versant de la Sienne et l'autre pour les bassins côtiers de la Manche
  • 71 fiches descriptives de végétation (niveau alliance) incluant des cartes de répartition

Partenaires

En savoir plus

Tome 1 : rapport de synthèse
Tome 2 : clés de détermination des groupements végétaux de zones humides du bassin versant de la Sée
Tome 3 : clés de détermination des groupements végétaux de zones humides du bassin versant de la Sienne
Tome 4 : clés de détermination des groupements végétaux de zones humides des bassins côtiers de la Manche
Tome 5 : fiches descriptives des groupements de zones humides